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Réemploi, réutilisation, recyclage, ces mots sont couramment utilisés depuis quelques années dans les médias, en entreprise et dans le quotidien de chacun. 

Mais connaissons-nous vraiment leurs définitions et de quoi il s’agit ?

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Quelques définitions

Réemploi  

Le réemploi est l’opération par laquelle un produit est donné ou vendu par son propriétaire initial à un tiers qui, a priori, lui donnera une seconde vie. Le produit garde son statut de produit et ne devient à aucun moment un déchet. Il s’agit d’une composante de la prévention des déchets.” 

Le réemploi et la réutilisation – Ademe

Réutilisation

La réutilisation est une opération qui s’amorce lorsqu’un propriétaire d’un bien usagé s’en défait sans le remettre directement à une structure dont l’objet est le réemploi. Le bien usagé prend alors un statut de déchet. Il subit ensuite une opération de traitement des déchets appelée « préparation en vue de la réutilisation », lui permettant de retrouver son statut de produit. Il peut alors bénéficier à un détenteur qui lui donnera une seconde vie.” 

Le réemploi et la réutilisation – Ademe.

Recyclage

“ Le recyclage est un procédé de traitement des déchets (industriels ou ménagers) de produits arrivés en fin de vie, qui permet de réintroduire certains de leurs matériaux dans la production de nouveaux produits.”

Recyclage — Wikipédia

Quelques chiffres pour prendre conscience

L’augmentation de la population, de l’urbanisation, de la croissance économique ainsi que les comportements des consommateurs, sont les causes principales d’une production massive de déchets.

Production des déchets

  • En 2018, la production moyenne de déchets par an en France est de 342.4 millions de tonnes. 
  • La France est le 3ème pays le plus polluant d’Europe.

Gestion des déchets

La gestion des déchets devient une préoccupation majeure. Il devient indispensable de préférer le recyclage, la réutilisation et le réemploi, pour minimiser les effets négatifs sur la santé et l’environnement.

  • En 2018, le taux de recyclage était de 66%. Il est en augmentation grâce à la valorisation des déchets dans plusieurs secteurs d’activités.

De plus, la gestion des déchets a un coût pour les entreprises. Ces dépenses s’élèvent à 20.6 M€ en 2019. Préférer le réemploi permet de les diminuer. 

Que disent les lois ?

En France

La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire

La loi AGEC du 10 février 2020 par le Ministère de la Transition Écologique vise à changer le modèle de production et de consommation actuel dans le but de limiter les déchets et de préserver l’environnement. L’objectif principal est de passer d’une économie linéaire à une économie circulaire. Pour ce faire, 5 axes d’actions ont été déterminés :

  • sortir du plastique jetable : fin de mise sur le marché de plastique à usage unique d’ici 2040.
  • mieux informer : mise en place de mesures pour faciliter le tri, meilleure transparence sur la présence de perturbateurs endocriniens dans certains produits et mise en avant de l’impact de l’utilisation d’Internet en effet de serre. 
  • lutter contre le gaspillage et promouvoir le réemploi : interdiction de détruire les invendus non-alimentaires (favorise le don et le recyclage, oblige à revoir la gestion des stocks et la production), réduction de 50% du gaspillage alimentaire, création de fonds de réemploi, économie circulaire mise au coeur de la commande publique pour en faire un levier dans la prévention des déchets et la préservation de l’environnement.
  • lutter contre l’obsolescence programmée : mise en place d’un indice de réparabilité et de durabilité faciliter la réparation.
  • mieux produire : étendre la responsabilité des industriels dans la gestion des déchets en devant financer la fin de vie des produits et en créant des plans d’éco-conception, optimiser la gestion des déchets dans le secteur du bâtiment et mise en place de bonus-malus sur l’utilisation de certains produits.

Pour en savoir plus : Gaspillage et l’économie circulaire : quelles lois en 2022 ? 

Article L541-1 du Code de l’environnement

Développer le réemploi et augmenter la quantité de déchets faisant l’objet de préparation à la réutilisation, notamment des équipements électriques et électroniques, des textiles et des éléments d’ameublement afin d’atteindre l’équivalent de 5 % du tonnage de déchets ménagers en 2030.” 

L’ordonnance n° 2010-1579 du 17 décembre 2010

L’ordonnance relative aux déchets transpose et confirme dans la réglementation française la priorité donnée à la prévention par la réduction de la production et de la nocivité des déchets. Le réemploi fait partie intégrante de la prévention des déchets. L’ordonnance déchets précise la hiérarchie des modes de gestion des déchets consistant à privilégier la préparation en vue de la réutilisation (devant le recyclage, les autres formes de valorisation et l’élimination).

En Europe

Directive cadre 2008/98/CE relative aux déchets du 19 novembre 2008

La directive cadre européenne 2008/98/CE du 19 novembre 2008 hiérarchise les modes de gestion des déchets à privilégier avec la priorité donnée à la prévention des déchets : le réemploi doit être privilégié, devant le recyclage et devant la valorisation énergétique. L’article 3 de la directive définit également les termes de réemploi et de préparation en vue du réemploi.

Elargissement du plan d’action pour une économie circulaire de mars 2022

Mise en place de nouvelles règles visant à rendre plus écologique la quasi-totalité des biens physiques sur le marché européen :

  • création d’un passeport numérique et de classes de performances (A à G) pour permettre une meilleure traçabilité et transparence auprès des consommateurs
  • création d’un indice de réparabilité
  • obligation d’achat de produits “durables”
  • interdiction de détruire les invendus

Qui sont les acteurs du réemploi ?

Acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire

Ce sont l’ensemble des structures économiques qui sont basées sur le principe de solidarité, d’équité et d’utilité sociale. Elles ont pour objectif de favoriser la création d’emplois pour l’insertion ou la réinsertion ainsi que pour la cohésion sociale. 

Exemples : Recycleries, Associations caritatives …

Acteurs de l’économie conventionnelle

L’économie des conventions met en place des normes implicites qui régissent les échanges entre humains. Elle met en avant l’importance des règles et des interprétations lors des échanges. 

Exemples : Dépôts-ventes, revendeurs et brocanteurs ; Intermédiaires et reconditionneurs ; Sites internet

Acteurs privés et public

Les acteurs en possession de biens encore en état et qui souhaitent s’en séparer et ceux qui souhaitent acquérir des biens de seconde main. 

Exemples : ménages, entreprises, agents de collectivités…

Quels sont les avantages ?

Faire du réemploi la nouvelle norme de consommation a de multiples avantages : 

  • Écologique 
    • Prolongement de la durée de vie des produits
    • Diminution de l’empreinte écologique
    • Economies des ressources naturelles
    • Limitation des émissions de gaz à effet de serre
    • Réduction de la production de déchets 
  • Economique
    • Développement de l’économie circulaire
    • Développement d’une démarche RSE
  • Social 
    • Développement de l’emploi et de l’insertion sociales
ecologique economique social

Quelles sont les solutions possibles ?

Chez les particuliers

MyTroc.fr 

MyTroc.fr est une plateforme de troc à destination des particuliers. On y trouve de tout, des objets, de la nourriture, des vêtements, des cosmétiques et même des services. Aujourd’hui, c’est plus de 250 000 annonces en ligne et plus de 300 000 utilisateurs qui s’échangent, se donnent, se prêtent des biens et des services dans toute la France.

Chez les professionnels

MyTroc Pro 

MyTroc Pro propose aux entreprises et aux organisations de mettre en place des marketplace de réemploi de leur matériel professionnel. L’objectif est de mutualiser les ressources internes d’une entité et/ou des collaborateurs afin qu’ils puissent s’échanger, se donner ou se vendre des biens.

C’est un outil collaboratif qui permet à chaque salarié d’échanger avec ses collègues et de s’impliquer dans la démarche RSE de son entreprise. Cela permet d’utiliser les ressources déjà existantes en les mutualisant, pour moins jeter et faire des économies. On évite les achats redondants et, en plus, on évite les coûts de mise en benne.